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DÉVELOPPEMENT DURABLE OU ARGENTOCRATIE, MULTINATIONALECRATIE, ACTIONNARIACRATIE? PUBLIC OU PRIVÉ? SOLIDARITÉ OU INDIVIDUALISME? QUEL SENS A NOTRE VIE? TRAVAILLER POUR VIVRE, VIVRE POUR TRAVAILLER? QUELLE SOCIÉTÉ DEMAIN? NE NAISSONS-NOUS QUE POUR TRAVAILLER ET ÊTRE RENTABLE? SOIS RENTABLE OU DISPARAIS? LES ACTIONNAIRES SONT-ILS LES SEULS À AVOIR DROIT AU BONHEUR? L'HOMME, À TRAVERS SON HISTOIRE, DEPUIS LES ÂGES PRÉHISTORIQUES, SES SOUFFRANCES, SES RENCONTRES AVEC LES PHILOSOPHES HUMANISTES, N'A-T-IL RIEN RETENU, TIRÉ AUCUNE LEçON? COMMENT A-T-IL PU SE LAISSER ALLER À UNE TELLE ALIÉNATION FINANCIÈRE ET MATÉRIALISTE ET DONNER PLUS DE VALEUR À L'ARGENT PLUTÔT QU'À LA VIE? ROUSSEAU ET VOLTAIRE DOIVENT SE RETOURNER DANS LEUR TOMBE. LA RICHESSE N'EST PAS CELLE QUE L'ON CROIT, ON N'A JAMAIS VU UN COFFRE-FORT SUIVRE UN CERCUEIL. NOS YEUX NE PEUVENT SE REFLÉTER QUE DANS LES YEUX D'UN AUTRE, JAMAIS DANS UNE LIASSE DE BILLETS, MÊME SI CELLE-CI LES FAIT BRILLER ! LA RICHESSE C'EST LES AUTRES, ON N'EST RIEN SANS LES AUTRES. NOUS SOMMES À LA CROISÉE DES CHEMINS, UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE ! AMOUR ET RESPECT.





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Au delà, comme le nom « Freemen » l’indique, chacun pense, écrit ce qu’il veut, comme il le veut, sur son blog. L’ensemble de ces contenus doit petit à petit former une nouvelle « chaîne », un nouveau «journal», chacun parlant de politique, mais aussi, d’art, de ciné, de tout. En créant des liens entre eux, les « Freemen » augmentent la visibilité de chacun d'eux. Rejoignez-les, rejoignez-nous …


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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 23:46

C'était un bout de terrain presque plat, une saignée dans la forêt, les hommes étaient là, en groupe. Ils fumaient des cigarettes mal odorantes qu'ils roulaient tout en plaisantant. Nous, les galgos, on était au pied. Les oreilles agitées, attirées par les mille bruits de la forêt.
Un peu excités aussi, par l'odeur du lapin qui était là, à quelques pas, dans la cage grillagée. On sentait sa peur. Elle nous attirait, comme un aimant.
Les hommes se sont mis en rang, chacun avec un galgo serré entre leurs cuisses, les colliers de corde ou de fil de fer étaient solidement tenus.
Le mien entrait douloureusement dans la peau de mon cou. Puis, ils ont ouvert la cage. Affolé, il a surgi à la vitesse de l'éclair. Au signal, les galgueros ont lâché les colliers. J'ai ressenti une vive douleur à la queue. Pour me faire " démarrer " plus vite, mon maître l'a entaillée avec son couteau. Comme mes frères de course, je porte des dizaines de stigmates de ces coupures. Cela ne me fait pas courir plus vite, mais mon maître ne semble pas s'en rendre compte.
Alors, j'ai couru. Couru de toutes mes forces, couru de tout mon être. Je voulais l'attraper cette petite boule de fourrure beige qui s'agitait frénétiquement devant nous, changeant sans cesse de trajectoire pour nous tromper. Le sang battait à mes tempes et je sentais l'air s'engouffrer dans ma large poitrine après les premières secondes où j'avais retenu mon souffle. Mais je suis un coursier. Un chasseur et un coursier, et je ne le quittais pas du regard. Je percevais son affolement. Les hommes criaient, tapaient dans les mains, criant les noms des chiens qui couraient pour eux. J'étais presque sur lui, je recevais de minces giclées de poussière soulevées par ses pattes.
Et puis, il y a eu cette motte de terre qui a cédé sous ma patte, j'ai perdu l'équilibre un instant, mais je ne suis pas tombé. Blas, un grand galgo noir en a profité, il m'a devancé et a attrapé le lapin. Il l'a secoué dans sa gueule, en sautant en l'air de plaisir. Je me suis approché, mais il a grogné. Il était le vainqueur. Les hommes sont arrivés en courant, ils ont retiré son trophée à Blas. Il a aboyé. Il a reçu un coup de fouet.
Mon maître était furieux, je l'ai vu donner des morceaux de papiers au maître de Blas. Il m'a attrapé par le collier, méchamment et a serré. J'ai gémi. Il m'a donné des coups de poings et des coups de pied. Ce n'était pas ma faute, je ne l'avais pas vu cette motte de terre, et puis, le plus important c'était bien que le lapin qui s'était échappé ait été rattrapé. Même par Blas !
En revenant vers les voitures, j'ai aperçu Libra. Elle se traînait sur trois pattes. Elle était tombée. L'os sortait de sa patte arrière droite, juste au-dessus de la cheville. Son propriétaire, un gros chasseur du coin l'a insultée, puis il l'a rouée de coups de pieds. Chaque fois que les coups atteignaient sa patte brisée elle hurlait. Il riait et il tapait encore plus fort. Puis il a donnée un coup de talon sur son dos. Elle n'a plus bougé. Plus gémi. Mais j'ai vu ses yeux. Elle était encore vivante.
Ils l'ont laissée là.
Il y avait de la bière, les hommes ont bu en plaisantant. Le soleil commençait à chauffer. Mon maître m'a attaché au bout d'une corde et il m'a entraîné vers la voiture. Je suis monté à l'arrière, aidé d'un bon coup de pied dans les reins. Tout en conduisant, très vite malgré l'état de la route, il n'a pas arrêté de hurler après moi. De m'insulter. De temps en temps il se retournait et me frappait avec un bâton qu'il a toujours avec lui. Arrivé à la ferme, il m'a attaché. Très court. Je ne pouvais pas atteindre la vieille bassine pleine d'eau sale dans laquelle je bois habituellement. Il est rentré. Je l'ai entendu hurler encore.
Puis il est sorti, avec un fouet et il a commencé à me frapper. Je ne pouvais pas m'enfuir, tout au plus me rouler en boule. Le fil de fer m'étranglait et je suffoquais tandis que les coups pleuvaient sur mon dos, sur mes flancs.
Pourquoi ?
Au bout d'un moment il s'est calmé. Il est rentré. Le soleil cuisait mes plaies, les mouches se posaient sur moi, mais je n'avais même plus la force de les chasser.

Nina, une petite galga est venue lécher mes plaies. Je n'ai pas réagi. Cela apaisait un peu la brûlure. Mais elle ne pouvait rien faire pour ma gorge serrée et desséchée par la soif. Nina est là depuis longtemps, elle fait souvent des petits. Ils partent très vite. Elle est vieille maintenant, elle est très maigre. Elle est là depuis au moins cinq saisons de chasse.
La journée a été longue. Le maître est parti à la chasse, avec Nina. Au soir il est revenu. Seul. Je ne disais rien, je ne faisais aucun mouvement, comme si j'avais voulu me confondre avec le sol. Mais il est revenu vers moi. Il m'a craché dessus et donné un coup de sa botte ferrée.
Toute la nuit, j'ai grelotté, de froid, de fièvre, de douleur. Les tiraillements de ma peau déchirée rendaient chaque mouvement douloureux. Même respirer devenait un calvaire.

Au matin, il est venu vers moi, il avait une longue corde. Il m'a détachée, a passé la corde dans le fil de fer qui me sert de collier et il m'a traîné. Je pouvais à peine me tenir debout. Il m'a attrapé par le cou et par une patte et m'a jeté dans la voiture. J'ai hurlé. Il a ri. J'avais mal. Mais son rire m'a rassuré. En général, quand il rit, il ne frappe pas trop longtemps. Ou moins fort.
Il a pris un chemin de montagne, un de ceux que nous prenons quand il m'emmène chasser. Mais jamais je n'aurai la force de chasser. Je ne peux même pas me remettre debout dans la voiture. J'ai glissé entre les sièges, sur le plancher et je ressens tous les cahots de la route empierrée.
Il fait beau. Au loin j'entends des oiseaux chanter. Une abeille est venue se poser sur ma truffe. Je ne pouvais même pas la chasser. Elle s'est envolée. Il doit y avoir pleins de lapins par ici. Je sens l'odeur de leurs crottes. Il arrête la voiture. Il sort et fume une cigarette. Par la fenêtre j'aperçois la fumée bleutée qui s'élève, mais je ne le vois pas, ma tête posée sur le plancher de la voiture. J'entends sa botte qui racle le sol. Il écrase sa cigarette. Il fait toujours cela. Il ouvre sa porte et se saisit de la corde et il tire d'un coup sec. La douleur est fulgurante. Mon souffle est coupé. Il empoigne sans ménagement la peau de mon dos, comme le faisait ma mère lorsque j'étais chiot. Mais il me fait mal. Je ne suis plus un chiot. Il me jette part terre et il me traîne en me tenant par les pattes. Ma langue sort de ma bouche, je n'ai plus de salive et la douleur de ma gorge est comme un fer rouge. Il s'arrête enfin. Je sens alors les cailloux coupants du chemin qui ont ravivé mes plaies. Il me regarde. Me donne un coup de pied dans la mâchoire.
Pourquoi fait-il cela ?
Puis il saisit le bout libre de la corde et il le lance dans un arbre, en travers d'une branche. Je ne comprends pas ce qu'il veut faire. Puis il se met à tirer. J'essaie de bouger, de me mettre sur mes pattes, mais je suis trop faible et je retombe, sans force. Il tire toujours, je sens ma tête qui s'élève, la pression sur ma gorge est horrible. J'essaie d'aboyer mais je ne peux pas. Il tire encore, mes pattes de devant quittent le sol, je sens mes vertèbres tendues à se rompre. Ma tête est rejetée en arrière.
Et j'aperçois Nina. Elle est là. A quelques mètres. Son corps noir et blanc tournoie à un mètre du sol. Sa langue sort entre ses lèvres et des babines retroussées lui font un rictus menaçant, elle qui n'a jamais résisté.
Mes pattes arrière touchent le sol. La souffrance est de plus en plus horrible. Mes antérieurs griffent désespérément l'air, je me débats, en vain. Mes cuisses sont tendues.Je veux vivre !
Je sens la tétanie qui les gagne, mes muscles tremblent. Le maître a allumé une cigarette. Il regarde. Il parle. Il me demande quel air je suis en train de lui jouer sur mon piano.
Je ne comprends pas. L'air passe de plus en plus difficilement dans ma gorge. Une de mes pattes arrière vient de céder. La pression se fait encore plus forte sur mon cou. Je sens l'odeur des arbres, de la sève. Mais aussi l'odeur de l'homme, sueur, alcool, tabac et essence. Une odeur que j'ai appris à craindre. Il rit. Ma vision s'obscurcit. L'air ne passe plus. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis là. Les oiseaux qui s'étaient tus se sont remis à chanter. Le soleil est haut dans le ciel. Je sens sa chaleur. Mais je ne le vois plus. Je n'en peux plus. Trop mal.
La délivrance.

Raymond AUDEMARD © LED 2006

Pour bien comprendre le titre de ce texte, il faut savoir que lorsqu'un galguero pend son chien, s'il a bien chassé ou bien couru, il s'arrange pour que sa mort soit rapide.
Si, au contraire, le chien a mal chassé ou l'a déshonoré en perdant une course, il doit souffrir le plus longtemps possible. Le chien, pendu avec les postérieurs touchant le sol, pourra mettre des heures à agoniser. Ses antérieurs qui s'agitent évoquent, pour les galgueros, les mouvements d'un pianiste sur son clavier. Ils utilisent aussi le terme de " Dactylo ".
Ces gens ont décidément beaucoup d'humour…

     



Si vous êtes choqués, vous pouvez toujours écrire à l'ambassadeur espagnol à Paris , voici un modèle de lettre et n'hésitez pas à faire passer ou à mettre dans votre blog.



Monsieur l'Ambassadeur,

C'est avec émotion et colère que j'ai récemment pris connaissance des maltraitances subies par les lévriers galgos dans votre pays.

Après avoir vaillamment servi leurs maitres, ces chiens sont souvent martyrisés puis sacrifiés par d'ignobles individus absolument indifférents aux souffrances inouïes qu'ils infligent.

Ces coutumes barbares sont désormais indignes d'un pays comme l'Espagne, membre de la Communauté Européenne. Et pourtant, elles continuent d'être tolérées par les autorités de votre pays.

Je suis certain(e) que, portées à la connaissance du public, elles seraient d'ailleurs susceptibles de faire fuir un grand nombre des touristes qui visitent chaque année votre beau pays.

Aussi, je vous remercie de bien vouloir intervenir auprès de votre gouvernement afin que cessent ces pratiques d'une cruauté intolérable.

Je joins à mon courrier un texte écrit par Monsieur Raymond AUDEMARD, trésorier de l'association Lévriers en Détresse, intitulé Le Pianiste que je vous recommande vivement de lire (jusqu'au bout si vous en avez la force) car il relate à la perfection le calvaire enduré par ces pauvres lévriers, texte que j'accompagne de quelques photos édifiantes.

Je vous prie d'agréer, Monsieur l'Ambassadeur, l'assurance de ma haute considération.


téléchargez le courrier (et ses annexes) en cliquant ici et adressez-le à: Monsieur l’Ambassadeur d’Espagne,
22, avenue Marceau, 75008 PARIS, par lettre, mail à ambespfr@mail.mae.es, ou télécopie au 01 47 23 59 55, après avoir indiqué vos nom et adresse ainsi que la date et apposé votre signature.



Visitez ici le site galgoschiensmartyrs.org



Vous pouvez aussi adopter un chien sauvé ou faire un don à l'association galgos france:


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commentaires

tipllub 27/05/2008 23:01

Toputes l'actualité des Lévriers est sur le Bulletin Des Lévriers.Nous avons BESOIN de vous pour eux !!!Merci.Barbara -

Sandrine 04/03/2008 23:14

C’est fait, j’ai envoyé le courrier. Mais ça fait une semaine que j’ai lu le texte et j’y pense encore tous les jours.