J'ai laissé un peu de côté mon blog ces 2 dernières semaines et je suis passée un peu à côté de l'info, mais je n'ai pas échappé à la nouvelle où Sarkozy veut faire peser le poids d'un enfant mort il y a plus de 50 ans dans d'horribles conditions sur les épaules d'un enfant de CM2. Un pédopsychiatre expliquait à la TV entre autre, que l'enfant pouvait culpabiliser de ne pas avoir vécu cela lui aussi et même d'être encore vivant.
La réaction de Simone Veil fut très vive: A la seconde, mon sang s’est glacé". Simone Veil, qui assistait mercredi soir au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), n’a pas de mots assez durs pour condamner la proposition de Nicolas Sarkozy de "confier la mémoire" d’un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2, dès la rentrée prochaine.
"C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste, tranche l’ancien ministre, déportée à 16 ans et demi à Auschwitz. On ne peut pas infliger cela à des petits de dix ans! On ne peut pas demander à un enfant de s’identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter. Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd’hui encore, nous essayons d’épargner nos enfants et nos petits-enfants. Par ailleurs, beaucoup d’enseignants parlent -très bien- de ces sujets à l’école."
Aux yeux de Simone Veil, la suggestion du Président de la République risque, en prime, d’attiser les antagonismes religieux. "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d’incarner le souvenir d’un petit juif?" s’interroge-t-elle.
Retrouvez ici d'autres raisons encore meilleures dans un superbe article sur le site Une petite graine verte, je n'aurais pas fait mieux moi-même. Voici un avant-goût, je vous laisse le découvrir. C'est tellement bien dit!
Lui sera mort demain.
Qui connaît son nom ?
Qui portera sa mémoire ?
A tous les porteurs de mémoire, je préfère les porteurs d'espoir.