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ce blog se veut informatif,éducatif, explicatif quant à l'état de notre planète d'un point de vue humain et environnemental. Pouvoir identifier "l'Origine Du Problème" pour mieux s'y opposer.Que peut-on faire à notre échelle individuelle pour changer l'avenir sombre qui s'annonce?

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SEMAINE SUR L ALIMENTATION MONDIALE SUR ARTE

Semaine du 4 au 10 avril 2009 + les redifs ultérieures

Au programme:
 We feed the world-Le marché de la faim
                             
Notre pain quotidien
                             
A qui profite la faim
                             
L'Europe plume l'Afrique
                             
Super size me
                             
La bataille du lait
                             
Le mensonge vert

voir le détail ci-dessous


We feed the world - Le marché de la faim

Comment l'industrie alimentaire européenne surproduit une nourriture sans goût et affame le Tiers-monde. Un documentaire phare sur la mondialisation.



SWR © SWR
mardi, 7 avril 2009 à 20:45

Rediffusions :
Pas de rediffusion
We feed the world - Le marché de la faim
(Autriche, 2005, 90mn)
SWR
Réalisateur: Erwin Wagenhofer

16 / 9

Comment l'industrie alimentaire européenne surproduit une nourriture sans goût et affame le Tiers-monde. Un documentaire phare sur la mondialisation.

Le point de départ de ce film, qui a connu un vrai succès public lors de sa sortie en salles en France en 2007, fut le désir d'Erwin Wagenhofer de remonter la filière des produits vendus sur les marchés de Vienne, sa ville. Une curiosité qui le conduit d'Autriche au Brésil en passant par la Roumanie et l'Andalousie, capitale des "légumes d'hiver", et par la Suisse - il y rencontre Jean Ziegler, alors rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, et Peter Brabeck, PDG de Nestlé. En chemin surgissent quelques questions simples : pourquoi les tomates voyagent-elles 3 000 km pour arriver jusqu'au consommateur autrichien et pourquoi les retrouve-t-on, à un prix inférieur aux productions locales, sur les marchés de Dakar ? Pourquoi jette-t-on à Vienne 2 000 tonnes de pain encore frais par jour ? Pourquoi le blé et le maïs cultivés en Autriche sont-ils brûlés, et pourquoi gave-t-on les poulets de soja brésilien dans les élevages industriels ? Si l'on produit de quoi nourrir 12 milliards d'êtres humains, comme le dit Jean Ziegler, pourquoi 850 millions d'entre eux souffrent-ils de la faim ? Pourquoi le gouvernement roumain veut-il rendre ses agriculteurs dépendants des coûteuses semences hybrides vendues par Pioneer (multinationale dont le slogan "Nous nourrissons le monde" donne son titre au film) ?

Vague à l'âme
Le patron de Nestlé, lui aussi, s'interroge : pourquoi, dans un monde si prospère et si confortable, qui nous donne "tout ce que nous voulons", avons-nous du "vague à l'âme" ? Sa brève intervention, édifiante, clôt un voyage superbement filmé et rythmé. Mais Peter Brabeck n'incarne pas seulement le méchant de l'histoire, en donnant une voix et un visage au cynisme des multinationales. Il rappelle à sa façon au spectateur que le monde absurde qui vient de se déployer sous ses yeux est aussi conditionné par sa propre consommation. Aussi We feed the world, comme Le cauchemar de Darwin, mais aussi Super size me ou Notre pain quotidien, diffusés cette semaine par ARTE, en appelle-t-il à la conscience et à la responsabilité.





Notre pain quotidien

Des tableaux glaçants et sans parole de l'industrie alimentaire européenne : une implacable méditation cinématographique.

dimanche, 5 avril 2009 à 23:55

Rediffusions :
11.04.2009 à 01:05
24.04.2009 à 03:00
Notre pain quotidien
(Autriche, 2005, 92mn)
ARTE F
Réalisateur: Nikolaus Geyrhalter

16 / 9

Des tableaux glaçants et sans parole de l'industrie alimentaire européenne : une implacable méditation cinématographique.

Bienvenue dans l'empire de la nourriture industrielle et de l'agriculture high-tech. En promenant pendant deux ans sa caméra à travers l'Europe dans les élevages, les serres, les champs, les abattoirs et les usines qui alimentent la plupart de nos tables, le réalisateur autrichien Nikolaus Geyrhalter livre le tableau fascinant et terrible d'une nature asservie, violentée, niée par la technique. Gigantisme des hangars où s'entassent à perte de vue poules, poussins ou porcelets, des bains chimiques où flottent des millions de pommes et de tomates, des milliers d'hectares de tournesol ou de blé en culture extensive, des kilomètres carrés de serres qui défigurent Almeria ; toute-puissance des machines à pulvériser, arracher, éventrer, aseptiser, autours desquelles s'affairent des auxiliaires, hommes ou femmes, en combinaisons futuristes, concentrés sur des tâches répétées à l'infini.

Inhumanité
Par ses cadrages et sa bande son minutieusement composés, son montage fluide, l'absence de commentaires et d'interviews, le cinéaste fait parler les images avec la force d'un cauchemar, contemplant l'inhumanité radicale d'un monde que nous ne voyons pas d'ordinaire - et auquel nous préférerions ne pas penser. Car nous en acceptons tacitement les règles, productivité, bas prix et consommation de masse. Nikolaus Geyrhalter ne nous invite pas seulement à méditer sur ce que nous mangeons, mais sur ce que nous sommes devenus.

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