L’argent public investi dans la recherche correspond-il au choix des citoyens tandis que le succès de nombreuses pétitions sur Internet montre une opposition aux OGM, au brevetage du vivant ainsi qu’à l’expérimentation sur les animaux ?
Dans ce sens, nous demandons que plus aucun argent public ne soit affecté à l’expérimentation animale, aux OGM, aux PGM, aux animaux transgéniques…etc.
Il est urgent, pour le respect de la biodiversité et pour notre santé que la priorité soit donnée, au niveau de la recherche, aux méthodes alternatives sans animaux, aux alternatives issues des savoirs paysans, à l’agriculture biologique, à la phytothérapie… etc.
Au niveau européen, la France détient deux records peu honorables. Notre pays est au premier rang pour l’utilisation des pesticides, il est aussi au premier rang pour le nombre d’animaux morts dans les laboratoires (2,5 millions en 2005). Ceci ne l’empêche pas de battre aussi les records du déficit budgétaire. Il y a lieu de s’interroger.
Soucieux de connaître quels choix seront faits pour l’avenir au travers des crédits alloués à la recherche, notre association a questionné trois Ministres (Recherche, industrie et agriculture) dès le mois de février 2010. Les lettres ont été publiées sur Internet, la plus récente et la plus ancienne sont respectivement à ces adresses :
Aucun des Ministres interrogés n’ayant répondu à ce jour, nous initions la présente cyber @ction
Un réel changement passe par la modification profonde des lois. Dans ce sens nous sollicitons Madame la Ministre de la Recherche et Monsieur le Ministre de l’agriculture, Mesdames et Messieurs les députés et sénateurs.
Alain Uguen Association Cyber @cteurs
Marie Berger co-fondatrice d'Oïkos Kaï Bios
En savoir plus
L’argent public, c’est le Grand Emprunt dont une large part est destinée à la Recherche (19 milliards d’euros selon le Dauphiné Libéré du 13 septembre 2010), le crédit impôt recherche, les « Plans » de l’Etat et ses subventions, les subventions locales, territoriales. Pour exemple, le Biopark d’Archamps a été subventionné par la Région Rhône Alpes (3,6 millions d’euros) et par le Conseil général et des collectivités du Genevois français (4 millions d’euros), source Le Messager du 26 juin 08.
C’est aussi l’argent de l’Europe dont le financement bien insuffisant du centre ECVAM,
voir à ce sujet
Quels dangers présentent ces pratiques ?
De nombreux médicaments, tous testés sur animaux, provoquent des effets indésirables, et parfois la mort. Récemment, le Médiator
Autre exemple, le vioxx, expérimenté sur les animaux avec de bons résultats s’est avéré dangereux pour l’être humain : 60 000 décès d’Américains et 140 000 estimés dans le monde ont été constatés à ce jour.
Selon « Le Monde » du 13 novembre 1997 (étude menée en 1997, réalisée par les centres de pharmacovigilence) : environ 18.000 décès, 1.300.000 hospitalisations par an sont dus aux médicaments, tous testés sur animaux.
Les pesticides, pourtant testés sur animaux, sont nocifs à la santé des consommateurs et des agriculteurs qui les utilisent. Or, le rapport de l’OPECST sur les pesticides
minimise les risques pour l’environnement et la santé. Lire à ce propos l’article :
Les OGM, PGM, sont dangereux pour l’environnement par dissémination et pour l’utilisation nécessaire d’herbicides associés à ces technologies.
Quelques exemples de méthodes alternatives :
Les cultures de cellule ont plus de 100 ans, découvertes en 1907 par Ross HARRISON, (Université de YALE). Aujourd’hui, on est capable entre autres de créer de la peau artificielle, et des tissus humains en général, alors pourquoi continuer à faire des tests sur les animaux ?
Le « choix » des animaux vient des travaux de Claude Bernard, cf l’historique (Ligue Suisse contre la Vivisection)
Concernant l’expérimentation animale, nous vous conseillons ce film, à regarder jusqu’à la fin :
amour et respect